La tourmaline 

 

La tourmaline tire probablement son origine du cinghalais "tora molli" ou du tamoul "toramalli", termes usités dans l'île de Ceylan pour désigner les tourmalines jaunes, qui furent introduits en Europe occidentale dès 1703 par les marins hollandais.

En 1707, Johann Georg Schmidt utilise les mots Turmalin et Turmale pour désigner les tourmalines jaunes provenant de Ceylan. Ultérieurement, les minéralogistes français adopteront le nom tourmaline.

Au 16ème siècle, on baptise "schorlla"  la tourmaline noire, dépourvue de valeur industrielle ou gemmologique. Dans les ouvrages d'époque on la trouve orthographiée "Schörl, Schorlein, Schorlyen, Schorl ou Schorlet". Selon les linguistes, ces noms dériveraient du vieil allemand "Schor" (déchet).  
Au cours du 18ème siècle, la tourmaline commence à attirer l'attention du monde scientifique en raison de ses propriétés électriques, notamment après la présentation par le médecin et chimiste Nicolas Lémery en 1717.
La fin du 17ème, marquée par la révolution française, voit aussi apparaître la première analyse chimique d'une tourmaline par Wondratscheck (1797), qui y trouve 46 % de silice, 46 % d'alumine, 4 % de Mg203,  2 % de carbonate et 2 % d'eau.
En 1880, Pierre et Jacques Curie apportent enfin une explication à la piézo- électricité des cristaux dépourvus de centre de symétrie à partir d'expériences réalisées sur des lames de tourmaline et de quartz.